lundi, décembre 26, 2005

Reims, hiver 2004


On a ici l’image d’un personnage qui se regarde lui-même dans l’écran de son ordinateur. A moins que ce ne soit le personnage qui apparaît sur l’écran qui surveille celui qui manipule la souris.

L’intérêt de cette mise en scène est justement dans ce mouvement de basculement : qui regarde qui ? Qui juge qui ? Qui contrôle qui ? L’homme ou la machine ? La réalité ou la virtualité ?

L’autre intérêt ne m’est apparu que récemment lorsque j’ai découvert la mode des photos « d’écrans transparents » : il s’agit de photographier un sujet dont une partie est derrière un ordinateur portable, sur l' écran du quel apparaît justement l’image de ce qui est derrière ; en sorte que cet écran apparaît comme transparent. Or, voilà : ici l’écran n’est pas transparent ; c’est même justement le contraire : au lieu de le dématérialiser par la transparence, on lui donne une réalité aussi dense que le réel lui-même, puisque le visage qui apparaît sur cet écran nous inspecte du regard.
Comme quoi les images n'ont jamais fini de nous parler !


1 commentaire:

King Of Hearts a dit…

Greetings for X'Mas & New Year.